Hé l’ami, me voilà me voici !
Comment oses-tu t’aventurer ici ?
En pénétrant impunément dans mon domaine
Tu ne peux qu’attiser le feu de ma haine.
T’aventureras-tu seul dans le noir ?
Non ? C’est pour moi un grand désespoir !
Alors, c’est dans la lumière que je vais frapper
Et de ma lame affûtée, lentement te châtier
Quelqu’un viendra-t-il t’aider ? Mais tu ne peux hurler,
Aucun son ne sort de ta gorge saignée.
Et une voix lointaine te murmure tout bas
Que tu es destiné à un lent et long trépas.
Oui, c’est là le sort funeste qui t’attend :
Non pas le vide mais bien mieux le néant.
Rares sont ceux qui survivent dans mon arène
La mort est la seule fleur qui orne cette plaine.
Je ne prononcerai ni le nom ni le prénom
De ce jeune mâle tellement couillon
Qui dans toute mon aveugle mais juste colère
M’a inspiré si facilement cette suite de vers.